Selon les chiffres les plus récents, qui datent du 1er novembre, 275 carcasses de sangliers ont été analysées, dont 159 se sont révélées positives au virus de la peste porcine africaine, a précisé le ministre selon qui « on n’est pas encore dans la phase descendante de l’épidémie ». Pour y faire face, un premier tronçon de clôture a été installé à la mi-octobre, sur une distance de 13 kilomètres entre Valansart et Virton. Deux autres tronçons sont en cours de finalisation pour un budget global de 435.000 euros, un montant qui devra encore être affiné, a poursuivi René Collin en rappelant par ailleurs que cette clôture vise avant tout à éviter la dispersion des sangliers malades et non à « ceinturer » ou à « boucler » une région. Quant à l’origine de l’épidémie, c’est toujours l’inconnue même si l’on sait que la souche virale belge est proche de celle sévissant dans les pays de l’Est. « Nous n’avons pas d’informations supplémentaires sur l’origine de cette épidémie et nous n’avons toujours pas de piste privilégiée. De l’avis des experts, toutefois, la piste militaire semble peu probable, l’état-major de la Défense, dont les services vétérinaires sont informés des risques liés au virus, nous ayant assurés que toutes les précautions avaient été prises », a ajouté René Collin. Selon ce dernier, enfin, l’épidémie de peste porcine africaine a jusqu’à présent peu d’impact sur la consommation de gibier en Belgique, plutôt plombée par la météo clémente des dernières semaines.
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