Développement rural : efficacité du programme Leader face aux enjeux économiques

Recevez Le Sillon Belge chaque semaine chez vous et bénéficiez d'un accès à tout le site : Articles, météo et cotations des marchés agricoles
Voir l'offre d'abonnementEn raison de la guerre en Ukraine et des problèmes dans la chaîne d’approvisionnement, quatre entreprises alimentaires sur 10 indiquent qu’elles pourraient temporairement suspendre ou réduire leur production dans les semaines à venir, ressort-il mercredi d’une étude menée par la Fédération de l’industrie alimentaire belge (Fevia). Cette dernière appelle les autorités et la grande distribution à la rescousse.
En janvier, le prix du lait dans l’UE-27 a atteint des niveaux inédits, dans le sillage de la flambée des cours des ingrédients laitiers. Cette envolée n’a pas encore permis de relancer la collecte, qui a de nouveau reculé en janvier. Le conflit en Ukraine pourrait entraver le redressement attendu de la production, en renchérissant le prix de l’aliment acheté.
Le 24 mars dernier, Emmanuel Macron a annoncé, en tant que président du Conseil de l’UE, la mise en place d’un plan d’urgence pour la sécurité alimentaire. Baptisée « FARM » (l’acronyme de « Food and Agriculture Resilience Mission), cette initiative entend répondre à un risque de famine dans le monde causé par la guerre en Ukraine.
En marge des débats sur les conséquences de la guerre qui sévit en Ukraine, les discussions au niveau du conseil des ministres européens de l’Agriculture réunis à Bruxelles le 21 mars dernier, ont également porté sur la mise en œuvre de différents éléments du Pacte Vert.
L’Ukraine, son noir destin, sa population charriée sur les routes de l’exil, mais aussi son secteur agricole chahuté ont imprégné les débats du dernier conseil des ministres européens de l’Agriculture, quelques heures avant l’activation du plan d’urgence de la commission dont l’objectif est d’amortir le choc de la guerre sur la sécurité alimentaire mondiale.
« C’est un véritable honneur que vous soyez avec nous aujourd’hui ». C’est en ces termes qu’a été accueilli le ministre ukrainien de l’Agriculture Roman Leschenko au parlement européen où il est venu informer les députés de la situation agricole, celle de la sécurité alimentaire de son pays mais aussi demander main-forte pour un secteur à l’arrêt dans plusieurs régions.
Après la Slovaquie quelques jours auparavant, l’Allemagne a, à son tour, remis son projet de plan stratégique national pour la future PAC à la commission européenne.
La médiatrice européenne, Emily O’Reilly, a adressé une lettre à la commission lui demandant d’assurer « la transparence et une représentation équilibrée des intérêts dans le cadre de la PAC ».
L’impact de la guerre en Ukraine sur les marchés céréaliers est important depuis le début de l’invasion russe. L’Union européenne apparaît comme un des plus gros exportateurs mis à contribution pour suppléer les blés russes et ukrainiens. Côté prix, tout dépend de l’évolution de la demande, prévue en baisse par le cabinet d’études agro-économiques Tallage, bien que celui-ci estime que leurs niveaux resteront élevés jusqu’en 2022-2023.
L’inquiétude et la vigilance sont de mise au parlement européen où la question de la sécurité alimentaire en Europe – et au-delà de ses frontières – est en tête des préoccupations politiques depuis les premières heures de l’invasion russe.
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Caroline de Meeûs
Court-Saint-Étienne, Brabant wallon, Belgique
Centre wallon de Recherches agronomiques - CRA-W
Luxembourg, Belgique
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