Accueil Elevage

La fièvre catarrhale a tué environ 11.000 ovins et 6.000 bovins en Belgique

On estime qu’environ 11.000 ovins et 6.000 bovins sont morts des suites de la fièvre catarrhale, également connue sous le nom de maladie de la langue bleue, depuis l’apparition du virus en Belgique, selon les chiffres de la société Rendac, qui nettoie et traite les carcasses pour le compte du gouvernement.

Temps de lecture : 2 min

Cette entreprise indique qu’elle collecte quelque 5.000 ovins et 2.500 bovins chaque semaine depuis l’apparition de la maladie. On peut supposer que ces animaux sont morts de la fièvre catarrhale, mais Rendac ne le détermine pas elle-même.

«Nous ne vérifions pas nous-mêmes si l’animal est mort de la fièvre catarrhale ou d’une mort naturelle. En été, la mortalité est également toujours un peu plus élevé», explique Sebastian Feyten, directeur général de Rendac. «Nous constatons toutefois une augmentation gigantesque: quatre à cinq fois plus de moutons et deux fois plus de bovins. L’entreprise de dépouillement fait tout son possible pour éliminer toutes les carcasses dans les deux jours ouvrables. En raison de la situation exceptionnelle, l’entreprise travaille également les samedis et les jours fériés».

Selon l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), il y a également une surmortalité chez les ovins. Les bovins sont généralement un peu moins touchés par le virus. La maladie est transmise par des piqûres de moucherons. Tous les ruminants sont sensibles au virus de la fièvre catarrhale. L’Afsca recommande donc vivement de vacciner les animaux.

Rendac transforme les carcasses en carburant renouvelable. «Nous travaillons dans le respect total des directives gouvernementales. Grâce aux températures de traitement élevées, il n’y a pas de danger pour la santé publique», explique M. Feyten. Le virus de la fièvre catarrhale n’est de toute façon pas dangereux pour l’homme.

Il y a déjà plus de 1.000 foyers du virus en Belgique. La progression est particulièrement rapide à Anvers (200), en Flandre orientale (191) et à Liège (171).

A lire aussi en Elevage

Le projet AgriClimate entend accroître la résilience des fermes

Cultures Au cours des quatre prochaines années, 13 partenaires belges et français vont s’unir autour du projet transfrontalier AgriClimate dont l’objectif est de rendre les exploitations en grandes cultures et les élevages bovins plus résilients et respectueux de l’environnement. En toile de fond, ils s’intéresseront à la mesure et à la réduction de l’empreinte carbone des fermes et au stress thermique des cheptels.
Voir plus d'articles