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Fièvre aphteuse en Allemagne : 16 entreprises belges bloquées

Le 9 janvier, un foyer de fièvre aphteuse a été confirmé en Allemagne. Trois buffles d’eau ont, en effet, été testés positifs à Brandebourg, à proximité de Berlin. Cette contamination entraîne la perte pour ce pays du statut officiellement indemne concernant la maladie. De son côté, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire appelle les éleveurs à la vigilance, et a bloqué préventivement 16 entreprises belges qui ont reçu des bovins en provenance de cette zone.

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Si on ignore l’origine de la contamination, l’Arsia indique que sur un total de 14 buffles présents dans l’élevage, 3 sont décédés et ont été confirmés positifs par RT-PCR, tandis que le sérotype est en cours de détermination. Des zones de protection et de surveillance ont été mises en place, conformément à la réglementation européenne. De plus, tous les animaux ont été abattus dans cet élevage.

En Belgique, si aucune mesure concrète n’a été décidée à l’heure où nous bouclons cette édition, seize exploitations agricoles ont été bloquées à titre préventif. Il s’agit d’entreprises qui ont reçu des bovins du Brandebourg ces dernières semaines. « Selon les données dont nous disposons, environ 150 bêtes ont été importées du Brandebourg vers la Belgique depuis début décembre », indique la porte-parole de l’Agence, Hélène Bonte. Celles-ci étaient destinées à quatorze entreprises en Flandre et deux en Wallonie. Des inspecteurs de l’Afsca doivent se rendre sur les lieux afin de vérifier l’état de santé des animaux et prélever des échantillons pour analyse. En fonction des résultats, les sites pourront être débloqués ou non.

Par ailleurs, l’Afsca a souligné qu’il s’agit d’une mesure de précaution. Ainsi, l’interdiction des importations de bovins, porcs et ovins en provenance d’Allemagne n’est pas à l’ordre du jour, contrairement au Royaume-Uni qui a annoncé début de semaine l’interdiction des importations. « Les certificats sanitaires britanniques ne seront plus délivrés pour les bêtes susceptibles d’être atteintes de fièvre aphteuse, ce qui inclut les animaux vivants et la viande fraîche », a indiqué le ministère britannique de l’Environnement et de l’Agriculture. Une mesure destinée à « protéger les agriculteurs » », souligne-t-il encore. Notons qu’en 2001, jusqu’à 10 millions d’animaux avaient été abattus dans ce pays lors d’une épidémie de fièvre aphteuse qui avait coûté à l’économie britannique environ huit milliards de livres (9,5 milliards d’euros).

Non transmissible à l’homme

Il s’agit de la première épidémie en Allemagne depuis 1988. En Belgique, le dernier cas de fièvre aphteuse date des années 1970.

Actuellement, l’Afsca appelle les vétérinaires et les éleveurs à être vigilants et à signaler tout cas suspect. Rappelons, en effet, que la fièvre aphteuse est une maladie à déclaration obligatoire.

« La Belgique maintient son statut de pays indemne. Nos autorités surveillent activement la situation et sont prêtes à intervenir en cas de menace », indique l’Arsia. L’association recommande de surveiller attentivement les signes cliniques de la maladie chez les animaux, tels que de la fièvre associée à des lésions vésiculaires dans la bouche, les pieds et les mamelles.

L’Arsia rappelle également que la fièvre aphteuse est une maladie virale hautement contagieuse affectant les animaux à onglons pairs, notamment les bovins, ovins, caprins et porcins. Elle n’est pas transmissible à l’homme. Le virus demeure enzootique dans plusieurs régions, notamment en Turquie, au Proche et Moyen-Orient, en Afrique, dans de nombreux pays d’Asie et certaines parties de l’Amérique du Sud.

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