Qualité de l’eau: l’industrie phyto ne reste pas les bras croisés
Belplant profite de ce 22 mars, Journée mondiale de l’eau, pour attirer l’attention sur l’importance de la propreté des eaux de surface. « Au cours des dernières décennies, le secteur de la protection des plantes a déployé de grands efforts contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de l’eau et des progrès visibles ont déjà été réalisés dans de nombreux endroits », détaille l’Association belgo-luxembourgeoise de l’industrie de la protection des plantes. Néanmoins, elle estime que des mesures peuvent encore être prises pour répondre aux normes strictes.

Belplant travaille ainsi sur plusieurs axes, tant à destination du grand public que des agriculteurs.
Formation continue et sensibilisation
L’asbl mets, notamment, l’accent sur la communication avec les utilisateurs non professionnels de produits de protection des plantes via le site web www.malindanslejardin.be, avec des vidéos d’instruction, et via le centre d’appels gratuit 0800/62 604.
Les utilisateurs professionnels sont, quant à eux, informés par le biais de visites de champs d’essais, de brochures, d’articles techniques et de présentations lors de réunions d’hiver.
« Nous soutenons la formation continue dans le cadre de la phytolicence », précise-t-elle. Et d’ajouter : « Il est également intéressant pour les professionnels de l’agriculture et de l’horticulture de compléter le questionnaire Fyteauscan pour identifier les risques potentiels de pollution ponctuelle par les produits phytopharmaceutiques sur l’exploitation et remédier aux éventuels goulets d’étranglement ».
Enfin, Belplant, en concertation avec les autorités et par le biais de plans de réduction des émissions, propose des mesures concrètes pour réduire les émissions de produits dans les eaux de surface.
Une infrastructure et un équipement sûrs et corrects
En collaboration avec divers partenaires et parties prenantes, le secteur investit dans la recherche et le développement de technologies qui préviennent la pollution et qui permettent d’utiliser les produits de manière sûre et correcte, comme les systèmes de (bio)purification des eaux résiduelles, les buses antidérive et les « systèmes de transfert en circuit fermé ».
Recyclage
À l’autre bout d’utilisation des phyto, Belplant travaille pour atteindre les objectifs de l’économie circulaire d’ici 2025 en collectant et en recyclant les emballages vides.
Innovation et solutions de biocontrôle
Enfin, la moitié des investissements des membres de Belplant dans la recherche et le développement de produits est consacrée aux agents de biocontrôle à faible risque. « À terme, cela contribuera également à améliorer la qualité de l’eau et à répondre aux normes strictes », affirme l’association professionnelle.
Vers un impact nul
Pour Belplant, l’industrie des produits de protection des plantes est consciente de la nécessité de gérer la qualité des eaux de surface. « Pour ce faire, nous nous concentrons sur notre rôle et prenons des initiatives continues tout au long du cycle de vie, de la recherche à l’utilisation et au recyclage des emballages vides ».
En parallèle, l’asbl collabore avec d’autres parties dans le cadre d’une approche intégrée. Avec un objectif : réduire davantage encore l’exposition potentielle de l’homme et de l’environnement aux produits de protection des plantes et, en fin de compte, tendre vers un impact théorique nul.