Cela rend ces comptabilités d’autant plus intéressantes : avec des élevages d’une soixantaine de vaches laitières et 120 UGB au total, ces élevages de Blanc Bleu mixtes ont permis de dégager une marge brute de plus de 1.600 € par hectare et un revenu annuel de plus de 33.000 € par unité de main-d’œuvre. Et il faut remettre cela dans le contexte de l’époque.
Il vaut mieux engraisser ses bovins que son banquier, mais pour cela, il faut rechercher l’autonomie fourragère avec le moins d’intrants possibles. Dans les élevages décrits, l’herbe occupe 80 % de la surface fourragère principale, les vaches atteignent 13 à 14 ans après avoir donné 10 lactations, avec un apport de concentrés de 800 kg par an
Actuellement, il y a deux optiques possibles : produire un maximum pour profiter des embellies des prix, mais ces embellies ne durent jamais longtemps puisqu’à ce moment-là, tout le monde se met à produire en grandes quantités. Et ensuite, faire le gros dos pendant les années de vaches maigres. Ou bien, travailler de façon plus économe, ce qui semble plus raisonnable. Mais il faut pour cela avoir les bêtes qui le permettent.