PPA: alors que la piste du vaccin demeure incertaine, le virus s’étend
L’épidémie de peste porcine africaine (PPA) a connu une évolution très rapide cet été avec de nombreux cas détectés en Italie, en Allemagne et en Pologne.

C’est ce qu’a indiqué le directeur adjoint responsable de la question à la Commission européenne, Bernard Van Goethem, le 4 septembre, devant la commission de l’Agriculture du Parlement européen. Et pour lutter contre sa propagation, l’Union européenne ne dispose toujours pas de vaccin.
Ces dernières années, les recherches, financées par des fonds européens, n’ont pas permis d’avancer à ce stade. « Il s’agit d’un virus très particulier, très complexe. C’est une anomalie dans le monde des virus », indique la direction générale de la Santé. D’ici la fin 2024, deux enveloppes de 6 millions d’euros chacune vont de nouveau être débloquées.
Comment cibler les sangliers ?
L’Autorité européenne de sécurité des aliments envisage de travailler sur un vaccin reposant sur une version atténuée du virus. Le Vietnam annonce depuis plusieurs mois être sur la piste d’un vaccin mais les infos informelles dont dispose Bruxelles révèlent que celui-ci ne serait pas sûr en matière d’effets secondaires.
Et même si un vaccin était mis au point, encore faudrait-il trouver une solution pour l’inoculer aux sangliers sauvages – comme cela a été fait pour lutter contre la rage chez les renards – qui sont les principaux vecteurs de la maladie. Pour rappel, une carcasse de sanglier dans la nature peut rester contaminante pendant au moins six mois.