En abandonnant sa plus-value, la filière porcine belge s’expose au danger
Bien qu’occupant une position importante sur le marché international du porc, la Belgique demeure fortement dépendante de ses partenaires commerciaux. Si la production et l’abattage sont indissociables de notre pays, la transformation des carcasses en produits finis, étape générant d’importantes plus-values, est généralement réalisée à l’étranger. René Maillard, manager du Belgian Meat Office, décrypte pour nous cette étonnante situation.

Près de 12 millions. C’est le nombre de porcs abattus en 2014 en Belgique, ce qui représente une production de viande de plus de 1,1 million de tonnes, soit 1,1 % de la production mondiale. À tire de comparaison, en 2005, cette même production dépassait à peine le million de tonnes.
À cette production propre s’ajoutent 200.000 t importées annuellement. La consommation interne s’élevant à 500.000 t, la filière se doit d’exporter, chaque année, près de 850.000...
Article réservé aux abonnés
Accédez à l'intégralité du site et recevez Le Sillon Belge toutes les semaines
Déjà abonné au journal ?
Se connecter ou Activez votre accès numérique