Viande bovine: le cheptel recule, les cotations progressent légèrement

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Voir l'offre d'abonnementSi les cotations des réformes en Europe demeurent largement supérieures à celles des années précédentes, elles ont entamé une baisse saisonnière à mesure que les disponibilités en pâturage diminuent et que les abattages reprennent quelque peu.
Le 19 octobre, le ministre fédéral de l’Agriculture, David Clarinval, a présenté à la commission Santé du parlement fédéral une proposition de loi visant à réduire à 0 €, pour l’année 2022, les cotisations obligatoires au Fonds budgétaire pour la santé et la qualité animale et les produits animaux pour la filière porcine. Une mesure qui s’envisage comme une aide à un secteur en difficulté.
L’augmentation des coûts des aliments impacte fortement les éleveurs bio et la rentabilité de leurs activités. Cela résulte, d’une part, de l’augmentation des charges et, d’autre part, de la baisse des ventes. En effet, lorsque ladite hausse est répercutée sur les prix présentés aux consommateurs, ceux-ci modifient leur comportement.
Bernard Gotta (Viande Liège) et Marcel Peters (PEMA Group) investissent 16 millions d’euros dans la reprise de l’abattoir de Bastogne, ont-ils annoncé mercredi matin lors d’une présentation du projet en présence des autorités bastognardes et wallonnes. Le début des travaux est prévu pour 2024. Le projet comprend notamment le doublement de la surface des étables et la modernisation de la chaîne d’abattage.
Pour la première fois en Belgique, des éleveurs laitiers ont accès à un marché à terme leur permettant de se prémunir des fluctuations de prix tout en sécurisant leur marge. Tels sont, en l’effet, les objectifs du programme Securimilk lancé en juillet dernier par la Laiterie des Ardennes.
En avril, la collecte s’est rétractée en Europe, malgré des prix records, qui surcompensent le plus souvent la flambée des charges.
La voix est rocailleuse, l’accent roule comme dans le nord où le vent s’affaire dans le ressac gris des nuages moutonnant. Ils racontent les pas lourds des animaux, insinuent les effluves de l’élevage, résonnent du couperet et de la feuille sur le billot.
Si les élevages porcins belges ont pu être préservés de la peste porcine africaine, la contamination a eu un impact sur leurs possibilités d’exportation. Pas moins de 29 pays ont imposé des restrictions à l’importation de viande de porc belge sur leur territoire. Aujourd’hui, le travail de l’Afsca et de son ministre de tutelle a permis la réouverture de la plupart des marchés fin de l’année 2021.
Au terme de plusieurs mois de négociations, Idelux a reçu une offre ferme de reprise du site de l’abattoir de Bastogne, d’une superficie de plus de 6 ha, comprenant des bâtiments sur plus 17.500 m².
Comme les agriculteurs, les fabricants d’aliments composés pour animaux ont rencontré quelques turbulences en 2021. Néanmoins, ils ont pu maintenir leur production à un niveau similaire à celui atteint en 2020. Une bonne nouvelle qui ne doit pas occulter les défis auxquels ils devront faire face dans les prochaines années.
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