Benoît Cassart, secrétaire général de la FCBV: «On a vécu en deux ans tout et son contraire!»

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Voir l'offre d'abonnementFermé depuis plusieurs années, l’abattoir de Beaumont reprendra-t-il bientôt du service ? Une étude de faisabilité, lancée avec le soutien des autorités locales, permettra de le savoir. Les éleveurs, eux, espèrent une réponse positive.
Malgré des demandes de soutien du secteur de l’élevage en raison de l’augmentation importante des coûts des aliments pour animaux dans le contexte du Covid-19, le commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a estimé qu’il n’était pas nécessaire d’intervenir compte tenu des perspectives positives pour les nouvelles récoltes de blé, d’orge et de maïs.
En 2019, les frais inhérents à la production de lait, y compris une rémunération adéquate des éleveurs, étaient supérieurs au prix payé aux producteurs dans les huit principaux pays européens producteurs de lait. « Et ce, sans même qu’il soit tenu compte des investissements nets moyens », commente l’EMB, commanditaire de l’étude. Les coûts oscillent entre 34,21 ct/kg en Irlande et 58,63 ct/kg en Lituanie, pour une moyenne dans l’UE atteignant 45,35 ct/kg. Ces chiffres attestent d’une part non-couverte des coûts entre 9 % (Irlande) et 51 % (Lituanie) ; l’écart moyen dans l’UE étant de 24 %.
En Europe continentale, la poursuite de la hausse saisonnière des cours des réformes est corrélée à une offre plutôt contenue. Si les cours sont toujours relativement élevés en Irlande et au Royaume-Uni, la météo maussade les a pénalisés en mai.
Les prix des JB finis se sont redressés en Pologne, où la production plafonne, et en Espagne qui a profité du Ramadan pour intensifier ses exports vers les pays tiers. La faiblesse de l’offre en Allemagne continue de soutenir les cours bien que la baisse saisonnière soit amorcée. Seuls les prix des mâles italiens restent atones.
L’offre est toujours limitée en Europe comme en Océanie, face à une demande mondiale soutenue. En Nouvelle-Zélande, la sécheresse automnale a ponctuellement stimulé les abattages, mais la demande chinoise est telle que cela n’a pas impacté le marché européen où les prix restent à de très hauts niveaux.
L’Argentine, l’un des plus grands exportateurs de bœuf au monde, a suspendu pour trente jours ses exportations de viande bovine dans l’espoir de contenir la flambée des prix sur son marché intérieur, a annoncé lundi le gouvernement.
Pour le Gouvernement wallon, l’accord UE-Mercosur est, en l’état, totalement inacceptable. Il est d’ailleurs bien déterminé à faire entendre sa position aux niveaux belge et européen. Plusieurs États membres partagent d’ailleurs les préoccupations exprimées par la Wallonie.
La crise de la peste porcine africaine, d’une part, et les mesures prises pour éviter la propagation du Covid-19, d’autre part, ont entraîné une dégringolade des prix de vente dans le secteur porcin. Face à ce constat, la Wallonie débloque un budget de 5,5 millions pour accorder aux éleveurs une indemnité de 530 € par truie.
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