Le blé de la mer Noire est la «clé de l’équilibre du marché»

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Voir l'offre d'abonnementDurant le dernier trimestre 2021, les prix de l’ensemble des matières premières ont continué leur dynamique haussière dans un climat de forte volatilité. Face à des bilans mondiaux qui se tendent les marchés sont très réactifs à chaque nouveau facteur d’incertitudes (climatiques, douanières, sanitaires…).
Les récoltes de céréales dans l’hémisphère Nord ont accusé de sérieux retards. Si celles de blé tendre sont désormais achevées, celles de maïs ne sont pas toutes terminées. La fermeté des cours est toujours de mise dans le contexte de forte demande mondiale, de prix des énergies élevés et de nervosité des marchés.
« Le marché des engrais devient fou… », entend-on dans les campagnes. Et c’est vrai : les entrepôts se vident, les prix augmentent, les livraisons sont retardées… Comment expliquer cette situation ? Va-t-elle se prolonger dans le temps ?
Le Conseil international des céréales (CIC), qui a révisé le 18 novembre la production mondiale de grains à la baisse, prévoit en blé des stocks au plus bas sur neuf ans chez les grands exportateurs.
Alors que les prix des céréales tutoient des sommets encore jamais atteints, nombreux sont les agriculteurs à s’interroger sur les raisons de cette hausse et sur sa durée dans le temps.
La récolte totale de céréales dans l’UE-27 et Royaume-Uni inclus s’élèvera à 312,6 Mio t contre 315,1 Mio t en 2021, soit une baisse par rapport aux dernières prévisions publiées au mois de mai, estime dans son dernier bulletin prévisionnel le Coceral (commerce européen des grains).
Les marchés des grains ont été très animés cet été : aléas climatiques, retard des chantiers de récoltes, retour des achats à l’export. Les cours ont atteint de hauts niveaux. Cet automne, de nouvelles incertitudes planent, comme la menace du variant delta en Asie et l’augmentation du prix du fret, propice à de grandes incertitudes sur l’évolution des cours.
La production mondiale de céréales en 2021 devrait atteindre 2.788 millions de tonnes (mt), un niveau en hausse de 0,7 % par rapport à l’année dernière, mais inférieur aux prévisions de juillet, a estimé la Fao le 2 septembre.
Pour cette saison, la cotation Belgapom ne reposera plus que sur la variété Fontane. Pour Bintje et Challenger, seules une observation et une ambiance de marché seront proposées.
Une hausse des récoltes de pommes et une baisse des récoltes de poires sont attendues en Belgique et en Europe. C’est ce qui ressort des premières estimations établies par la fédération belge des coopératives horticoles (VBT) pour la saison 2021-2022, rapportent nos confrères de Belga.
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