Mon beau sapin!

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La Ceettar et la Cema appellent les États membres à concevoir un système de « bons d’échange pour l’utilisation de technologies de pointe » afin de favoriser la promotion de l’agriculture de précision en Europe.
Un flot continu d’informations inonde notre vie de tous les jours. En principe, celles qui nous concernent personnellement devraient attirer notre attention, nous avertir d’une opportunité à saisir ou d’un danger à combattre. Hélas, les médias nous noient littéralement de données en tous genres. Un fait nouveau chasse l’autre et ce qui devrait nous intéresser s’éloigne trop vite de nos préoccupations. Ainsi, les actualités des derniers mois, chaudes et encombrées, nous ont fait quelque peu oublier un sujet des plus brûlants : la prochaine réforme de la Politique Agricole Commune de l’Union Européenne.
Dans le cadre du Festival International du Film Francophone (FIFF), ce samedi, je suis allé voir le film « Au nom de la terre » au Caméo à Namur. N’étant pas un habitué de cinéma, j’ai été agréablement surpris de voir plus de cinquante mètres de file dans la rue pour cette projection. C’est heureux de voir que la société civile s’intéresse à cette problématique.
Carcasses de pierres alanguies aux larges façades décolorées, nos vieilles fermes dressent aujourd’hui leurs vastes silhouettes anachroniques au milieu d’habitations modernes aux lignes impertinentes. Parfois hélas devenues chancres ruraux, elles constituent les témoins d’un passé révolu, et s’effacent peu à peu des paysages intérieurs de nos villages, en même temps que les derniers agriculteurs. Autrefois lieux d’une intense vie familiale et sociale, elles semblent avoir perdu toute raison d’être avec la disparition de leurs occupants. Toute chaleur semble les avoir désertées depuis l’arrêt de leurs activités, vastes bâtisses silencieuses aux murs décrépis, aux toits avachis par le poids des ans et des regrets. Que vont-elles devenir ?
« La fin du monde est proche, repentez-vous ! ». Dans leur délire prosélyte insistant, les Témoins de Jéhovah agitent cette menace comme un épouvantail. Leur discours mystique, ou plutôt moustique, est assez drôle et nous fait sourire. L’annonce de la fin du monde est un peu le fonds de commerce des religions et des sectes, comme par exemple les « collapsologistes », apôtres du collapsus (effondrement) du genre humain. Digne d’un jeu de mots-croisés ou du scrabble, ce terme fait très sérieux, voire intellectuel. Il nous renvoie, nous autres éleveurs de bovins, à une pathologie aussi grave que spectaculaire, le « collapsus post-partum », quand une vache pousse sa matrice dehors, lors de son vêlage.
Le magazine « Femmes d’aujourd’hui » se trouvait déjà sur la table de la cuisine de notre ferme quand j’étais enfant et y côtoyait « Le Sillon Belge ». Je suis fan et abonnée depuis toujours. Les articles que j’y lis m’interpellent, me rassurent, me font réfléchir ou m’instruisent. Vous comprendrez que je sois désarçonnée par le dernier paragraphe de l’article paru à la page 39 du numéro 33 d’août 2019 qui affirme en substance que le lait vendu en grandes surfaces est un lait issu de vaches maltraitées, bourrées aux hormones et aux antibiotiques.
Depuis près de 10 ans, les techniques agroforestières accompagnent la prise en compte de besoins environnementaux, socio-économiques et paysagers du secteur agricole. Le soutien public à destination des acteurs les mettant en œuvre reste cependant faible. Il est urgent de reconnaître ces techniques comme des atouts agronomiques, climatiques, économiques, écologiques et paysagers, à l’instar de certaines régions ou pays voisins.
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